Histoire d’un pélerinage légendaire en Islam : Le Mouled de Tantâ du XIIIe siècle à nos jours PDF

La secte Shiah est presque entièrement confinée à la Perse, bien qu’il y en ait quelques milliers à Lucknow et dans d’autres parties de l’Inde.


Chaque année, au cœur du delta du Nil, se déroule un pèlerinage qui fut, des siècles durant, le plus important du monde musulman : le mouled de Tantâ. Depuis le XIIIe siècle, des millions de croyants venus des provinces et des pays voisins affluent à Tantâ pour célébrer le culte d’un saint vénéré : Badawî, colosse bienveillant qui guérit les impuissants et soigne les femmes stériles. Ce livre raconte pour la première fois l’histoire du mouled, qui éclipsa longtemps le pèlerinage à La Mecque : organisé par une confrérie soufre, il devint une foire tapageuse et débridée qui excita la curiosité des voyageurs européens au XIXe siècle. Dans leurs récits, les danses suggestives et la prostitution sacrée qui animent le mouled de Tantâ sont l’objet de tableaux felliniens avant la lettre. Les réformistes musulmans, comme les orientalistes occidentaux, ne se feront pas faute de critiquer le culte de Badawi, assimilé à un fatras de superstitions, voire à la résurgence de pratiques païennes antéislamiques. Catherine Mayeur-Jaouen montre que, loin de s’opposer à une prétendue orthodoxie religieuse, le mouled de Tantâ est le miroir de l’islam d’Égypte, unissant dans la ferveur, aujourd’hui encore, les croyants ordinaires, les ulémas et les chefs de confréries soufres. C’est à la découverte de cet islam étonnamment libre et festif que nous convie son livre.

Le style a joué un rôle décisif dans l’art des Balkans. On l’appelle aussi le Sur’atu Bani Israil, ou le Chapitre des Enfants d’Israël. Tous appartiennent à la culture Koguryo, nommé d’après la dynastie qui a régné sur certaines parties du nord de la Chine et la moitié nord de la péninsule coréenne de 277 à 668 av.-}