Sois mon corps : Une lecture contemporaine de la domination et de la servitude chez Hegel PDF

Les marxistes (pas Marx lui-même) comprenaient l’inversion de la relation maître-esclave comme l’un des messages centraux du livre.


Qui n’a jamais rêvé ou craint, désiré ou redouté de déléguer son corps? De demander ou d’ordonner à quelqu’un d’autre : sois mon corps, porte-le à ma place, nourris-le, cultive-le, forme-le? Selon Judith Butler et Catherine Malabou, cette demande et cet ordre sont ceux que le maître donne à l’esclave dans la Phénoménologie de l’esprit de Hegel. La dialectique de la domination et de la servitude doit être comprise comme une scène de délégation et de dénégation des corps. Mais se détache-t-on jamais complètement de son corps? Y est-on à l’inverse jamais absolument attaché? De Hegel à Foucault, en passant par Derrida et Kojève, ces questions sont ici examinées selon toutes leurs modalités.

Cependant intéressants les débats historiographiques discutés dans le. Ce n’est que dans des circonstances historiques spéciales que la «mort d’un sujet» entraîne la mort des personnes individuelles; généralement juste la perte de leur indépendance consciente. Leurs objets (gènes, protéines, génomes, etc.) deviennent aussi nos objets, les abordant d’une perspective oblique.-}